Temporaliths, 2020
Plaster, glass sheets, galvanised steel structure.
Dimensions approximatively 30x30x30 each.


Temporaliths, “temporal stones,” is an installation made of a series of sculptures obtained by pouring plaster into polystyrene shapes found in urban environnements.

Mixing the codes of archeology and engineering design, it synthesizes a sort of archaeofiction of the Third Millennium by diverting by-products of globalization.

Oscillating between the desire to create a global heritage, like Michael Heizer and his City project in the middle of the Nevada desert, and a child's play recreating a factitious archeology from industrial forms, Temporaliths references poetics of an archaeological site removed from its context and which one would seek to anchor.

Both near and far from the objects initially preserved by this almost immortal transport plastic, the plaster forms evoke approximations of consumer objects, and provoke pareidolic reactions*, blurring the boundaries between architecture, primitive art and technology.


These materializations of negative space propose to catalyze the creative gesture as an accelerator of natural processes such as sedimentation. Invoked by a degradable material unlike the almost immutable one constituting their matrices, they become entropic imprints. Thus doomed to disappear more quickly than their counter-forms, they underline the risks of the technological sublime.



*Pareidolia (from the ancient Greek para-, "beside", and eidolon, diminutive of eidos, "appearance, form") is a psychological phenomenon, involving a stimulus (visual or auditory) vague and indeterminate, more or less perceived as recognizable. This phenomenon consists, for example, in identifying a familiar shape in a landscape, a cloud, smoke or even an ink stain, but just as well a human voice in a noise, or words (usually in his language) in a song whose lyrics are not understood.
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Temporaliths, 2020
Plâtre, Plaques de verre, structure en acier.
Dimensions approx 30x30x30cm chacune.


Temporaliths, “pierres temporelles,” est une installation présentant une série de sculptures obtenues en coulant du plâtre dans des packagings en polystyrène récupérés en milieu urbain.

Mêlant les codes de l’archéologie et du design d’ingénieur, elle synthétise en détournant les sous-produits de la mondialisation, une sorte d’archéo-fiction du Troisième Millénaire.

Oscillant entre la volonté de créer un patrimoine global, à l’image de Michael Heizer et son projet City au milieu du désert du Nevada, et d’un jeu d’enfant recréant une archéologie factice à partir de formes industrielles, Temporaliths référence la poétique d’un site archéologique extirpé de son contexte et que l’on chercherait à ancrer.

À la fois proches et lointaines des objets initialement conservés par ce plastique de transport presque immortel, les formes en plâtre évoquent des approximations d’objets de consommation, et provoquent des réactions pareïdoliques*, brouillant les frontières entre architectures, art primitif et technologie.

Ces matérialisations de l’espace négatif proposent de catalyser le geste créateur comme un accélérateur de processus naturels tels que la sédimentation. Invoquées par un matériau dégradable contrairement à celui quasi immuable constituant leurs matrices, elles en deviennent des empreintes entropiques, Ainsi vouées à disparaître plus rapidement que leurs contre-formes, elles soulignent les risques du sublime technologique.


*Une paréidolie (du grec ancien para-, « à côté de », et eidôlon, diminutif d’eidos, « apparence, forme ») est un phénomène psychologique, impliquant un stimulus (visuel ou auditif) vague et indéterminé, plus ou moins perçu comme reconnaissable. Ce phénomène consiste, par exemple, à identifier une forme familière dans un paysage, un nuage, de la fumée ou encore une tache d'encre, mais tout aussi bien une voix humaine dans un bruit, ou des paroles (généralement dans sa langue) dans une chanson dont on ne comprend pas les paroles